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L’anesthésiste-réanimateur est le médecin spécialiste chargé d’effectuer une anesthésie, préalable à une intervention chirurgicale puis d’assurer le suivi post-opératoire. Il examine le patient avant son opération afin d’évaluer son état et de déterminer la technique anesthésique la plus appropriée.
Outre la consultation pré-opératoire, le rôle de l’anesthésiste-réanimateur est d’assurer la prise en charge du patient durant l’intervention : induction (début de l’anesthésie), suivi constant permettant de modifier le protocole de l’anesthésie si nécessaire.
Il intervient ensuite pour la réanimation du patient en salle de réveil et le suivi post-opératoire. Il travaille en étroite relation avec le chirurgien chargé de l’intervention et l’infirmier-anesthésiste, chargé de préparer, vérifier et entretenir le matériel d’anesthésie.
Que ce soit au bloc opératoire, en réanimation ou en soins intensifs post-opératoires, le métier d’anesthésiste- réanimateur intervient souvent en urgence - maladie, accident, intoxication - et dans des situations lourdes nécessitant un suivi intensif.
Dans la mesure où son intervention peut relever d’une urgence, l’anesthésiste réanimateur participe au système de garde ou d’astreinte organisé dans l’établissement hospitalier, afin de pouvoir se rendre disponible immédiatement.
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Etre anesthésiste-réanimateur nécessite une grande disponibilité,ainsi que la capacité à établir une relation de confiance avec les patients. Cela implique également une connaissance approfondie des autres spécialités médicales afin d’adapter la technique anesthésique à l’état clinique de son patient.
Il existe plusieurs types de carrières de médecin.
Tout d’abord, l’exercice salarié à l’hôpital à temps plein ou à temps partiel, pouvant relever de différents statuts : il s’agit principalement de médecins ayant le titre de praticiens hospitaliers (environ 35 000) admis sur concours dont le traitement brut annuel va de 47 582,33 € euros au 1er échelon 86 403,96 € au dernier échelon pour un temps plein (hors indemnités diverses et primes de gardes).
Leurs activités sont tournées vers le soin, en médecine interne ou dans les diverses spécialités médicales (pédiatrie, cardiologie, chirurgie, anesthésie réanimation, gériatrie...). Certains praticiens hospitalo-universitaires dans les CHU (centres hospitalo-universitaires) partagent leurs activités entre le soin, l’enseignement et la recherche.
De nombreux médecins ont choisi le secteur libéral (cabinet ou établissement de soins privé) en médecine générale ou dans une spécialité ; ils sont rémunérés à l’acte. Certains médecins libéraux peuvent avoir une activité mixte à l’hôpital (mi-temps ou vacations), en tant que praticiens hospitaliers à temps partiel ou d’attaché.
Enfin, les médecins peuvent être salariés de nombreuses structures : collectivités territoriales (par exemple, médecins de protection maternelle et infantile), Etat et organismes publics (médecins fonctionnaires, médecins conseils des caisses d’assurance maladie), associations diverses (éducation pour la santé, lutte contre le cancer...), organismes de recherche comme l’INSERM, ou entreprises (médecins du travail, industrie pharmaceutique...).
L’anesthésiste-réanimateur est un médecin titulaire du diplôme d’Etat de docteur en médecine spécialisée (bac + 11). Il a suivi un cursus divisé en trois cycles : un premier cycle de deux ans (PCEM), un deuxième cycle de quatre ans (DCEM) suivis d’un troisième cycle de cinq ans (DES). Ce dernier est accessible au vu d’un rang de classement le permettant, à l’issue des épreuves classantes nationales (ECN, ex internat) et comprend notamment des stages hospitaliers.